Dinosaures : Leurs Métabolismes

Une étude française sur la composition isotopique en oxygène des dents et os de 80 dinosaures du Crétacé (théropodes, sauropodes, ornithopodes et cératopsiens) provenant de gisements d'Amérique du Nord, d'Europe, d'Afrique et d'Asie, a montré que ceux-ci devaient être homéothermes (ils avaient le sang chaud). Le rapport 18O/16O qui dépend de la température interne de l'animal vivant est identique à celui des mammifères et oiseaux, homéothermes eux aussi. Ce métabolisme diffère nettement de celui des reptiles actuels, endothermes, et des chéloniens et crocodiliens fossiles du Crétacé.
La présence de structures de Havers (micro-canaux entourés d'une couche d'os concentrique au sein des squelettes) dans les os fossilisés de Dinosaures serait également un élément en faveur du caractère endotherme.
Une autre équipe, de Floride, a estimé que la température était proportionnelle à la masse et au taux de croissance, allant de 25 °C pour les petits dinosaures jusqu'à 41 °C pour les plus grands. Ils ont appliqué un modèle numérique, permettant d'estimer la température corporelle en fonction de la taille et du rythme de croissance, à huit espèces, du psittacosaure (Psittacosaurus mongoliensis, 12 kg) à l'apatosaure (Apatosaurus excelsus, 26 000 kg). D'après cette équipe, la température interne de Sauroposeidon proteles, le plus lourd des dinosaures connus (60 tonnes), devait atteindre 48 °C. Ce modèle tendrait donc à prouver que les gros dinosaures étaient chauffés par « homéothermie inertielle ».
Article ajouté le 2008-03-07 , consulté 28 foisCommentaires
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